ONG FONDATION EMMANUEL

CÔTE D'IVOIRE

LE DOUTE

Doute ; Douter. Mettre en question. Le doute, qui est un acte de la raison, est fécond, en particulier dans le domaine des connaissances et de la recherche scientifique.

La Bible parle peu du doute, mais dans le Nouveau Testament, le terme grec diakrinô (= séparer ; porter un jugement ; faire la distinction de) est le plus fréquemment utilisé pour exprimer cette idée. La foi est la confiance et l’obéissance, sans le doute (#Mt 21:21 ; #Mr 11:23 ; #Ac 10:20; 11:12). Abraham ne douta pas (#Ro 4:19-20). Celui qui doute des commandements divins et de la révélation est semblable « au flot de la mer que le vent agite et soulève » (#Ja 1:6). C’est un homme irrésolu et inconstant dans toutes ses voies (#Ja 1:8). Malgré tout, il arrive que le croyant sincère doute (#Mt 11:2 et suivant ; #Lu 24:11 ; #Jn 20:25) ; #Jude 1:22 et suivant recommande aux chrétiens d’avoir pitié de celui qui doute. Le désespoir est une forme de doute, car l’homme, qui s’écoute lui-même, ne compte plus sur Dieu. Parfois le doute exige une preuve, comme chez Thomas qui voulait voir les marques des clous dans les mains de Jésus (#Jn 20:24-29). L’incrédule, qui doute, critique les promesses divines ou évalue la probabilité de leur réalisation (#Ge 3:4-5 ; #Ro 4:20; 14:2). Toute action, toute prière doit se faire sans doutes engendrant murmures et discussions (#Ph 2:14) ou contestation (#1Ti 2:8 : dialogismos littéralement : deux paroles, hésitations, réticences). Voir Incrédulité.

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